Lionel Jospin, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), salue la foule lors d’une réunion du PS à Toulouse, le 14 mars 1986.

FRANCE 5 – DIMANCHE 29 MARS À 21 H 05 – DOCUMENTAIRE

Avec un tel caractère et de telles convictions, pouvait-il en être autrement ? En reprenant, chronologiquement, le cours de sa vie devant la caméra du réalisateur Patrick Rotman, Lionel Jospin semble avoir à cœur de ne laisser aucune zone d’incompréhension derrière lui. Il livre ainsi une autobiographie filmée sincère, qui rend progressivement le « coup de tonnerre » du 21 avril 2022 – son retrait de la vie politique après son échec à la présidentielle –, prévisible voire inéluctable.

Sept jours après sa disparition, la rediffusion de ce documentaire en deux parties apporte un éclairage neuf sur un demi-siècle de politique française, et livre les dessous de certaines négociations à gauche. « Sa vie est notre histoire », prévient le narrateur. Elle débute, comme son film, par une séquence tournée à Meudon (Hauts-de-Seine), montrant un Lionel Jospin radieux, devant la façade en brique rouge où il est né le 12 juillet 1937.

L’enfance et l’adolescence sont traitées rapidement. Le temps d’expliquer, entre autres, qu’il a dû attendre ses 13 ans et l’entrée à l’internat du collège de Meaux (Seine-et-Marne) pour devenir « en quelques mois un bon élève et un sportif ». Jouant au basket, il intègre la discipline et les règles collectives. A 20 ans, au lycée Janson-de-Sailly, à Paris, il découvre les différences de classe et le marxisme ; à la Cité U d’Anthony, l’engagement syndical et l’UNEF. « Ma génération a été marquée par la crise politique [la chute de la IVe République] et la crise morale de la Guerre d’Algérie », dit-il.

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