
L’Irak est rattrapé par la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran. Trois mois après les élections législatives du 11 novembre 2025, le pays n’a toujours pas de premier ministre, ni de président. La nomination surprise, le 24 janvier, par le Cadre de coordination, une coalition dominée par les partis chiites proches de l’Iran qui revendique le plus large bloc au sein du Parlement, de l’ancien premier ministre Nouri Al-Maliki (2006-2014) à nouveau comme chef du gouvernement, a précipité le pays dans l’impasse politique.
Bagdad était habitué à ce que Washington et Téhéran rivalisent d’influence derrière des portes closes pour parvenir à un compromis sur ce poste traditionnellement dévolu à un chiite. Fait rare, il a reçu, cette fois, un avertissement sans équivoque de Donald Trump. Sur les réseaux sociaux, le 28 janvier, le président américain a prévenu que, si M. Al-Maliki était nommé premier ministre, « les Etats-Unis d’Amérique n’aider[aie]nt plus l’Irak et que si [ils ne sont] pas là pour l’aider, l’Irak n’a AUCUNE chance de succès, de prospérité ou de liberté ». Il a menacé le pays, dont les recettes pétrolières sont déposées à la Réserve fédérale de New York, de sanctions.
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