Donald Trump à la Maison Blanche, à Washington, le 2 mars 2026.

Lui, manipuler Donald Trump, le contraindre à quoi que ce soit ? Benyamin Nétanyahou en a ri. Le premier ministre israélien était chez lui, sur la chaîne Fox News, lundi 2 février. Interrogé par le présentateur Sean Hannity, il a fait une démonstration oratoire, sans contradiction. Il vendait à la fois au public américain la nécessité de la guerre et la vision de leur président. « Cela va être une action rapide et décisive », et pas « une guerre sans fin », a-t-il promis. A l’écouter, le régime iranien « planifiait d’éradiquer les Etats-Unis » et représentait « cinquante fois la Corée du Nord », en termes de danger. « L’Iran est déterminé à vous détruire, a dit M. Nétanyahou. Et que les gens le comprennent ou non, le dirigeant doit le comprendre. Donald Trump le comprend. On n’a pas besoin de l’entraîner dans quoi que ce soit. » Le premier ministre israélien a résumé la situation de la façon la plus simpliste possible : « Nous combattons là les méchants. Nous sommes les gentils. »

Depuis les bombardements de trois sites nucléaires iraniens en juin 2025, puis l’enlèvement réussi de Nicolas Maduro au Venezuela, le 3 janvier, Donald Trump semble conforté dans son goût pour le risque militaire. Son hubris impériale n’est pas un sentiment importé : il est intime. Mais l’incapacité de son administration à justifier l’urgence et les objectifs de la guerre conforte ceux qui recherchent une autre explication : la piste israélienne. « J’ai peut-être forcé la main d’Israël », a prétendu Donald Trump, mardi, en recevant le chancelier allemand, Friedrich Merz.

Il vous reste 80.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version