La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a annoncé la mort, lundi 30 mars, de deux casques bleus supplémentaires dans « une explosion » dans le sud du Liban, au lendemain d’un autre événement fatal à la frontière.
L’armée libanaise, qui tente de rester à l’écart de la guerre entre le Hezbollah et Israël, a subi une « agression israélienne directe sur un barrage » sur la route côtière au sud de Tyr, tuant un soldat et en blessant cinq autres, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Il s’agit de la première attaque contre un barrage militaire depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, sachant que huit soldats libanais ont été tués dans des bombardements israéliens alors qu’ils n’étaient pas en service.
En outre, « deux soldats de la Finul ont été tragiquement tués dans le sud du Liban (…) par une explosion d’origine inconnue ayant détruit leur véhicule près de Bani Hayyan », à la frontière, et deux autres ont été blessés, a annoncé la Finul dans un communiqué. Elle a dit mener une enquête sur l’événement, alors que la veille un casque bleu indonésien a été tué par l’explosion d’un projectile d’origine inconnue dans la zone frontalière.
La France a demandé la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies en raison des « incidents gravissimes subis par les casques bleus de la Finul », a annoncé le ministre des affaires étrangères français dans un message sur la plateforme X, lundi.
Le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a condamné, lors d’un point-presse à New York, ces « événements inacceptables » et déclaré que « tous les actes qui mettent en danger les forces de maintien de la paix doivent cesser ».
Profonde incursion terrestre dans le Sud
Les frappes israéliennes ont tué plus de 1 200 personnes, et en ont blessé plus de 3 600, selon le dernier bilan du ministère de la santé. A Beyrouth, des bombardements ont visé dans la matinée la banlieue sud de la capitale, bastion du Hezbollah, à la suite d’un avertissement israélien, selon des images de l’Agence France-Presse (AFP). Dans le même temps, une frappe a visé un immeuble résidentiel situé en bordure de cette banlieue, tuant trois membres du Hezbollah et en blessant trois autres, d’après une source sécuritaire.
L’armée israélienne a annoncé dans un communiqué avoir « mené une frappe sur Beyrouth et éliminé (…) un commandant adjoint de l’unité 1800 » qui sert de liaison entre le Hezbollah et « des formations palestiniennes actives au Liban, à Gaza, en Syrie » et en Cisjordanie. Cette frappe a également tué « un officier chargé des opérations » et un agent au sein de cette unité, a ajouté l’armée israélienne.
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L’armée israélienne a annoncé en outre mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du Hezbollah. Elle a adressé en début de soirée un avis d’évacuation aux habitants de plusieurs localités du sud et de l’est du Liban, y compris la Bekaa occidentale, district généralement épargné par les avis d’évacuation.
Le président libanais, Joseph Aoun, a condamné toute « atteinte » à la Finul, dont il a contacté le commandant, le général italien Diodato Abagnara. Le dirigeant libanais poursuit ses « contacts internationaux (…) pour faire avancer le processus menant à des négociations avec Israël », selon un communiqué de la présidence.
Mais Israël ne donne pas suite à ses appels, et son premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a ordonné dimanche à l’armée israélienne « d’étendre la zone de sécurité » dans le sud du Liban, où son armée mène une profonde incursion terrestre.
Le Hezbollah a revendiqué, dans des communiqués, des attaques contre des troupes et des positions israéliennes dans la zone frontalière du sud du Liban. Il a dit s’engager dans des « affrontements violents » avec une force israélienne dans la localité frontalière d’Aïnata. Le mouvement pro-iranien a également affirmé avoir lancé des missiles contre une base des services de renseignement dans la banlieue de Tel-Aviv.
L’armée israélienne a annoncé lundi qu’un soldat avait été tué et un autre grièvement blessé dans les combats au sud du Liban, portant à six le nombre de ses soldats tués depuis le 2 mars.



