
Le gouvernement italien entend ramener complètement Telecom Italia dans son giron. Poste Italiane, qui est contrôlé par l’Etat, a annoncé, dimanche 22 mars, le lancement d’une offre publique d’achat (OPA) sur Telecom Italia, pour environ 10,8 milliards d’euros. L’entreprise publique, qui possède déjà une participation de 24,8 %, compte mettre la main sur l’intégralité du capital d’ici à la fin de l’année, afin de le retirer de la Bourse de Milan. Cette offre mêle du numéraire et des titres de Poste Italiane, apportés en échange d’actions de Telecom Italia. Elle valorise chaque action du géant transalpin des télécoms à 0,635 euro, représentant « une prime de 9,01 % » par rapport à son cours de clôture du 20 mars, fait valoir la poste italienne dans un document présentant l’OPA.
La manœuvre, qui intervient vingt-sept ans après la privatisation de l’opérateur, illustre la volonté de Giorgia Meloni, la présidente d’extrême droite du conseil italien, de protéger les entreprises stratégiques du pays. Telecom Italia figurait, à ce titre, depuis longtemps dans son viseur. Après des années de batailles pour son contrôle entre fauves de l’industrie et la finance, c’est finalement Poste Italiane qui en est devenu le premier actionnaire, en mars 2025, en rachetant 15 % du capital que possédait le groupe Vivendi de Vincent Bolloré, pour un montant de 684 millions d’euros.
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