Une crise s’amorce-t-elle sur les fonds de dette privée en Europe ? Ce marché, estimé à plus de 2 000 milliards de dollars [environ 1 738 milliards d’euros] d’actifs dans le monde, vise à octroyer des prêts complexes à des entreprises grâce à des capitaux levés via des fonds d’investissement. Après des années d’euphorie, les institutionnels (fonds de pension, mutuelles, fonds d’investissement…), investisseurs historiques des actifs privés – ceux non cotés, regroupant notamment le private equity (l’investissement dans le non-coté) et la private debt (la « dette privée ») –, ont commencé à se retirer.

Il s’agissait, pour ces investisseurs, de contrôler à la fois leur exposition à ces marchés, mais aussi de revoir leur stratégie d’investissement dans une conjoncture mouvante. Pour trouver un second souffle, les gérants des fonds de dette privée se sont donc tournés à marche forcée vers les particuliers, prônant la « démocratisation » de cette classe d’actifs pourtant illiquide et risquée. Quitte à devoir gérer de soudaines demandes de ventes de parts, comme récemment outre-Atlantique.

Tout a commencé fin 2025 quand, coup sur coup, trois gros fonds américains de crédit privé aux entreprises ont dû faire face à des demandes massives de sortie de leurs porteurs de parts.

Craig Packer, directeur général de Blue Owl BDC, une société qui gère des fonds de dette privée, s’exprime lors d’une interview avec CNBC, sur le parquet de la Bourse de New York, le 19 novembre 2025.

Il vous reste 84.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version