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Arrivée de Gabriel Attal au conseil des ministres, à  Paris, le 12 janvier 2024.

Une prise de contact pour se jauger mutuellement. Depuis mardi 16 janvier, Gabriel Attal a commencé à recevoir, à tour de rôle, les principaux responsables syndicaux et patronaux. Le nouveau chef du gouvernement concrétise ainsi sa volonté de rencontrer rapidement les « forces vives du pays », malgré un petit « couac » lié à des premiers rendez-vous qu’il avait finalement annulés peu après sa prise de fonctions.

Cette série d’entretiens n’a, à ce stade, pas livré beaucoup d’enseignements sur la vision du locataire de Matignon, qui doit prononcer son discours de politique générale à l’Assemblée nationale le 30 janvier. Il a pu se forger une idée de l’état d’esprit de ses interlocuteurs, chacun d’entre eux ayant déroulé une longue liste de doléances.

De ces temps d’échanges, un constat unanime se dégage : M. Attal cherche à manifester du respect pour les partenaires sociaux. « Il a paru attentif à nos sujets », relate Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT. « Il a souhaité montrer qu’il était ouvert », renchérit Sophie Binet, la dirigeante de la CGT. Il a assuré « croire au dialogue social », complète Frédéric Souillot, le leader de FO.

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Le patronat abonde. « Je trouve que recevoir les organisations d’employeurs et de salariés avant son discours de politique générale est un bon signal », déclare Patrick Martin, le président du Medef. Son homologue de la Confédération des petites et moyennes entreprises, François Asselin, a trouvé que M. Attal était « bienveillant » : « Il était là pour nous écouter et pour que nous lui fassions part de nos priorités. »

Abandon de la loi « immigration »

L’atmosphère semble donc avoir été plutôt cordiale, ce qui n’a pas empêché les protagonistes de se parler avec franchise. « J’ai commencé par lui dire que le quinquennat d’Emmanuel Macron était un naufrage social, économique, démocratique et environnemental », rapporte Mme Binet. La secrétaire générale de la CGT a aussi réclamé « un changement de cap », sur le « fond » et en termes de « méthode », de manière « à travailler différemment » avec les syndicats.

Sur plusieurs dossiers, les organisations de salariés ont affiché leurs désaccords avec l’action de l’exécutif. Mme Léon a, par exemple, exprimé son inquiétude à propos de la réforme de la fonction publique, qui devrait accorder une plus grande place au « mérite » dans la rémunération des agents, comme l’a indiqué M. Macron, lors de sa conférence de presse, mardi, à l’Elysée. « Ce n’est pas possible d’apprendre le contenu d’un projet avant que les concertations avec les syndicats aient eu lieu », s’indigne-t-elle.

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