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Ce n’est pas encore une gigafactory, mais c’est le début de la production industrielle. La start-up taïwanaise ProLogium a inauguré, mardi 23 janvier à Taoke, dans le comté de Taoyuan (à 60 kilomètres de Taipei), une usine à même de générer 0,5 puis 2 gigawattheures de ces batteries solides – ou presque – promises à l’industrie automobile et à l’Etat français. De quoi équiper 14 000 voitures et préparer la prochaine étape : la gigafactory de Dunkerque (Nord), qui pourrait, à terme, fabriquer des batteries pour plus de 500 000 voitures par an.

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A l’occasion du dernier sommet Choose France, en mai 2023, le président Emmanuel Macron s’est engagé à subventionner, à hauteur de 1,5 milliard d’euros, l’usine que cette mystérieuse société taïwanaise veut construire sur les anciens terrains industriels du grand port. La production « pourrait démarrer en 2027, si tout se passe de manière fluide, avec une production à grande échelle en 2029 », a promis le PDG et fondateur, Vincent Yang, lors de l’inauguration du site taïwanais.

Le groupe devrait annoncer dès le mois de mars où il implantera son centre de recherche et de développement en France. Il sera dirigé par Dmitry Belov, un ingénieur russe, spécialiste des électrolytes, entré chez ProLogium en avril 2010, quatre ans après la création de l’entreprise. Elle comptait alors une douzaine de salariés, contre un millier aujourd’hui.

L’usine de Taoke, installée derrière une rangée d’éoliennes plantées en bord de mer, va recevoir le soutien financier de l’Etat taïwanais, mais la société refuse d’indiquer le montant de l’aide pour cet investissement, estimé à 123 millions d’euros.

Depuis dix-huit ans, Vincent Yang travaille à la mise au point de batteries solides. A la différence des technologies utilisées actuellement, elles ne seraient pas inflammables. Elles seraient plus légères, moins encombrantes et permettraient donc davantage d’autonomie, avec une charge plus rapide. Pour beaucoup de constructeurs automobiles, ce serait le graal, mais rares sont ceux qui le croient à portée de main.

Promesses technologiques

Le fondateur de ProLogium assure qu’il a la solution. Sa présentation est bien rodée : il a toujours avec lui une petite batterie de la taille d’une carte de visite qui alimente une ampoule LED. Il la plie, la frappe avec une paire de ciseaux, la coupe. La lampe reste allumée. Aucune fumée ne signale un court-circuit. « Nous sommes les premiers à pouvoir mettre cette batterie solide en production à grande échelle. Nous allons commencer et équiper les voitures électriques », a réaffirmé M. Yang.

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