
Les va-et-vient n’auront été perturbés que quatre jours. Le pont aérien depuis les Emirats arabes unis (EAU) vers les pays limitrophes du Soudan s’est interrompu le 28 février, lorsque les premières frappes iraniennes ont ciblé le territoire, avant de reprendre progressivement à partir du mardi 3 mars.
A cette date, de gros-porteurs s’envolaient de nouveau vers l’Afrique alors que, dans le même temps, le consulat des Etats-Unis à Dubaï était touché après avoir été frappé par des drones Shahed iraniens.
L’ombre d’Abou Dhabi plane depuis le début de la guerre civile au Soudan, en avril 2023, qui oppose l’armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Ces derniers sont intégralement soutenus par les Emirats qui alimentent les hommes de Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti », en munitions, armes, véhicules, drones et mercenaires depuis Abou Dhabi jusqu’au Darfour au prix d’une complexe logistique aérienne. Des avions-cargos appartenant à d’opaques compagnies de fret aérien approvisionnent les FSR via des aéroports de pays voisins.
L’une d’entre elles, Batot Air, dont Le Monde révélait récemment l’existence, a été contrainte de suspendre quelques jours ses livraisons à destination du Soudan à cause de la fermeture de l’aéroport d’Abou Dhabi. Mais les rotations des avions Iliouchine ont rapidement repris depuis la ville d’Al-Aïn, situé près de la frontière omanaise.
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