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Les Jeux paralympiques commencent dans six mois, le 28 août. On l’avait presque oublié, tant ces Jeux, organisés pour la première fois en France, souffrent d’un déficit de reconnaissance chronique. Les ventes de billets, qui peinent à décoller, l’ont rappelé. Depuis le début d’octobre 2023, un peu moins de 900 000 tickets (sur 2,8 millions) ont trouvé preneur. Et encore. Seul un quart d’entre eux ont été achetés par le grand public, le reste est « subventionné » par l’Etat et les collectivités locales dans un objectif de billetterie solidaire.

Les organisateurs ont beau nous dire depuis des mois, chiffres à l’appui, que tout cela est normal, que 40 % des ventes se feront pendant les Jeux olympiques (JO), on sent un léger vent d’inquiétude au sommet des instances sportives mondiales. « Nous allons faire des campagnes de promotion des Jeux, en travaillant avec le comité d’organisation pour s’assurer que nous ayons des stades pleins à Paris », a admis, mercredi, dans un entretien à l’Agence France-Presse (AFP), Andrew Parsons, le président du Comité international paralympique.

Pourtant, et ce n’est pas là le moindre des paradoxes, jamais on ne parlera autant des athlètes paralympiques qu’à l’occasion des Jeux de Paris. Les détenteurs de droits médias de plus de 160 pays couvriront l’événement. Un record. Paris 2024 sera la première édition lors de laquelle les 22 sports au programme seront diffusés en direct. France Télévisions proposera, comme pour les JO (du 26 juillet au 11 août), une couverture intégrale des Jeux paralympiques, soit trois cents heures de direct. Là encore une première.

Sortir de l’anonymat

Et pourtant, qui, en France est capable de donner plus de trois noms d’athlètes qui concourront sous les couleurs tricolores à la fin de l’été ? A part quelques têtes connues d’un cercle restreint d’experts – comme le paratriathlète Alexis Hanquinquant ou le paracycliste Alexandre Léauté –, difficile, pour le grand public, de s’enthousiasmer pour des sportifs qu’il ne connaît pas. Il ne manque pas grand-chose pour qu’il y ait un déclic : selon un baromètre de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique publié à la fin de janvier, 60 % des Français se disent prêts à suivre les Jeux paralympiques, sept points de moins seulement que pour les JO.

Les organisateurs le savent bien et s’efforcent depuis des mois de sensibiliser, d’« acculturer », selon le terme employé, les médias aux disciplines paralympiques. Channel 4 avait montré l’exemple à Londres, en 2012, en présentant les para athlètes britanniques sous les traits de superhumains. Succès garanti : les sites de compétition étaient combles.

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