
La page se tourne sur les Jeux paralympiques italiens, dimanche 15 mars, avec la cérémonie de clôture dans le stade olympique de Cortina d’Ampezzo (Italie). Après dix jours de compétitions sans incident majeur, qui a vu le retour contesté de la Russie sous son drapeau et les Bleus ne pas remplir leur objectif de médailles, les dernières épreuves de Milan-Cortina 2026 se sont achevées.
Alors que l’ambition était de finir dans le Top 4, avec environ 18 podiums, le bilan des Français est bien en deçà, avec 12 médailles dont quatre en or et une sixième place générale. « On n’atteindra pas l’ambition qui était la nôtre, a constaté, dimanche, la présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF), Marie-Amélie Le Fur, en conférence de presse. Il n’y a pas de déception mais de la frustration, sur le papier cette équipe était annoncée performante et elle l’a été mais il y a plusieurs éléments. » Sans vouloir pour autant « reprocher à cette équipe de France de ne pas avoir été conquérante ».
Pour Yann Cucherat, en charge de la haute performance à l’Agence nationale du sport (ANS), « plus que de la déception, c’est de la frustration parce qu’il y avait le potentiel pour ces athlètes d’aller chercher plus de médailles ». L’ancien gymnaste, qui avait fixé l’ambitieux objectif de multiplier par deux le nombre de médailles par rapport à Pekin 2022, a souligné que la « concurrence qui s’est largement élargie entre Pékin et Milan, puisqu’on a 25 nations médaillées cette année contre 19 en 2022. La répartition des podiums est beaucoup plus large. »
L’Italie va passer le flambeau à la France
A commencer par la Russie, qui a effectué, lors de ces Jeux, son retour officiel, avec hymne et drapeau – avec la Biélorussie – et prend la troisième place du classement des médailles, derrière la Chine et les Etats-Unis, avec notamment huit titres paralympiques. Si ce retour, acté en septembre, avait fait l’objet de la colère de l’Ukraine et de plusieurs autres pays européens, les compétitions se sont déroulées sans incident majeur en Italie. Et si plusieurs pays avaient boycotté la cérémonie d’ouverture, le 6 mars à Vérone (Italie), le Comité international paralympique (IPC) a annoncé, samedi, qu’à ce jour, aucun comité national n’avait communiqué son souhait de renoncer pour raisons politiques à celle de clôture, dimanche. Mais plusieurs pays ont en tout cas indiqué ne pas y prendre part, notamment l’Ukraine, sans en officialiser la raison.
Alors que la Chine a, comme il y a quatre ans, dominé le tableau des médailles, étendant sa domination paralympique – déjà établie aux Jeux d’été – aux sports d’hiver, le pays hôte italien va passer le flambeau à la France, chargée d’organiser la prochaine édition des Jeux, en 2030 dans les Alpes – entre les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. « Les Jeux en Italie, sont les premiers à être aussi éclatés, et les Alpes-2030 seront sur ce modèle-là donc nous devrons être attentifs », assurait en janvier Marie-Amélie Le Fur, la présidente du CPSF. La France a désormais quatre ans pour préparer ses Jeux.




