Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, lors d’une visite du lycée Léon-Blum de Créteil, le 25 novembre 2025.

Comment continuer à proposer la même offre de formation avec moins de moyens ? C’est le dilemme qui se pose dans le lycée de Sylvain Lagarde, professeur de lettres et responsable du SNES-FSU de l’Aveyron. Alors que les collèges et lycées ont reçu leurs dotations et préparent la rentrée 2026, son établissement perd l’équivalent de quatre postes d’enseignants pour 24 élèves de moins, sur un millier. « Cela fait vingt ans que je travaille ici, c’est la première fois que je vois une telle diminution », s’étonne l’enseignant. Les équipes cherchent, dépitées, sur quoi rogner et peinent à arbitrer entre réduire l’accompagnement à l’orientation ou le nombre d’options, notamment.

Le travail autour de la préparation de la rentrée 2026 s’avère tendu dans de nombreux établissements, du fait d’une enveloppe réduite des dotations horaires globales (DHG dans le vocabulaire de l’éducation nationale). C’est la conséquence du projet de loi de finances adopté le 2 février, qui prévoit 762 suppressions de postes dans le privé, 1 891 dans l’enseignement primaire public, et 1 365 dans l’enseignement secondaire public.

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