
En février, après être rentré comme chaque année passer le Nouvel An lunaire auprès de sa famille dans le sud-est de la Chine, Zhao Wei avait préféré reporter son retour à Téhéran. Cet homme d’affaires originaire du Guangdong, installé depuis neuf ans dans la capitale iranienne, avait un mauvais pressentiment. La répression des manifestations contre le régime en janvier avait laissé une ambiance pesante. L’ampleur des coupures d’Internet rendait de toute façon les communications, et donc le travail, difficiles. Puis le déploiement massif de forces américaines dans la région, à la mi-février, l’a convaincu de rester un peu plus longtemps pour prendre son vol retour vers l’Iran après les fêtes.
Cet homme, qui demande à utiliser un pseudonyme pour ne pas compliquer ses relations à Pékin comme à Téhéran, n’a donc pas vraiment été surpris par la guerre, mais il s’inquiète de la voir se prolonger ainsi et prendre une telle ampleur. « Ce qui me fait le plus peur, c’est une guerre longue, dit-il. Il pourrait devenir très difficile de travailler en Iran à l’avenir. Déjà, tout le monde peut faire le constat des conséquences du blocage du détroit d’Ormuz. »
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