Meilleures Actions
Histoires Web lundi, mars 4
Bulletin

Près de 11 milliards d’euros de bénéfice net annuel pour BNP Paribas, un record ; plus de 8,2 milliards d’euros pour le groupe Crédit agricole, au plus haut ; plus de 4,1 milliards pour le Crédit mutuel Alliance fédérale, un résultat « historique » : l’année 2023 a été faste pour ces trois grands groupes bancaires français.

Le tableau est plus mitigé pour Société générale, qui accuse une chute de 7,6 % de ses revenus mais un résultat net de 2,5 milliards d’euros, en hausse de 36,6 % par rapport à celui de 2022, plombé par les charges exceptionnelles liées à la sortie du groupe du marché russe. La banque, qui cherche à améliorer sa rentabilité, avait pris soin d’annoncer dès le 5 février son intention de supprimer 947 postes à son siège parisien pour réduire ses coûts.

De son côté, BPCE accuse un recul de 25 % de ses profits annuels, à 2,8 milliards d’euros. Le groupe qui réunit les Banques populaires et les Caisses d’épargne a en effet été le plus affecté en 2023 par l’impact négatif de la remontée des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) sur les marges des activités de crédit.

Lire aussi les résultats de notre baromètre : Article réservé à nos abonnés Banques : des tarifs en hausse en 2024, mais pas au niveau de l’inflation

Les cinq principaux acteurs du secteur bancaire français affichent ainsi 28,6 milliards d’euros de bénéfices cumulés en 2023, un montant en hausse de près de 8 % sur un an. Une performance plus qu’honorable, qu’elles doivent en partie à la bonne tenue de leurs activités de financement des grandes entreprises et de marchés, venues compenser la dégradation des marges d’intérêt dans le crédit aux particuliers et aux petites entreprises.

Augmentation des coûts

Le problème est identifié depuis longtemps : la domination des prêts à taux fixes empêche les établissements de crédit de répercuter intégralement la hausse de leurs coûts de financement, un mécanisme que ne fait qu’amplifier l’augmentation des intérêts à verser sur les produits d’épargne réglementée, Livret A en tête.

« Les banques françaises sont aujourd’hui un peu “coincées” par des portefeuilles de prêts à l’habitat accordés à des taux fixes bas et pour des durées très longues, qui génèrent très peu d’intérêts, résume Simon Outin, directeur de la recherche crédit sur le secteur financier chez Allianz Global Investors. La tendance sera légèrement meilleure en 2024, mais il ne faut pas s’attendre à un rebond spectaculaire. » La perspective d’une baisse des taux de la BCE fait en effet espérer une embellie au secteur. Nicolas Namias, le président du directoire de BPCE, confirme ainsi tabler sur une « inflexion » des marges nettes d’intérêt à l’été 2024.

Il vous reste 45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
© 2024 Mahalsa France. Tous droits réservés.