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Quatre anciens dirigeants de Twitter ont porté plainte lundi 5 mars contre Elon Musk, accusant le propriétaire du réseau social de les avoir licenciés pour négligence grave uniquement pour ne pas avoir à leur payer leurs indemnités de départ. Ils réclament plus de 128 millions de dollars (environ 118 millions d’euros) à l’entrepreneur qui a racheté en 2022 Twitter, devenu entre-temps X, d’après un document judiciaire consulté par l’Agence France-Presse (AFP).

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Elon Musk, déjà patron de Tesla et SpaceX, avait congédié le jour même l’ancien patron de Twitter Parag Agrawal, le directeur financier Ned Segal, et les directeurs juridiques et légaux, Vijaya Gadde et Sean Edgett, pour « négligence grave » et « faute intentionnelle ». « Parce que Musk a décidé qu’il ne voulait pas payer les indemnités de licenciement des plaignants, il les a simplement licenciés sans raison, puis a inventé un faux motif », accusent les quatre anciens cadres.

Ils expliquent que leurs lettres de licenciement ne citaient « aucun fait » et que « les employés de Musk ont ensuite passé un an à essayer de trouver des faits pour étayer sa conclusion préétablie, en vain ». Plus d’une année de va-et-vient administratifs s’est écoulée. « C’est la règle du jeu de Musk : garder l’argent qu’il doit à d’autres personnes et les forcer à le poursuivre en justice. Même en cas de défaite, M. Musk peut imposer des retards, des tracas et des dépenses à d’autres personnes qui n’en ont pas les moyens », assènent les plaignants.

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Employés congédiés rapidement, règles assouplies

Elon Musk, l’un des hommes les plus riches au monde, avait racheté Twitter après six mois d’attaques de sa part sur le réseau social contre son fonctionnement, ses dirigeants et ses employés, et de rebondissements juridiques. En avril 2022, il avait notamment relayé un tweet désobligeant sur Vijaya Gadde, la juriste chargée des règlements et de la sécurité de la plate-forme, puis s’était fendu d’un mème pour se moquer d’elle et de la modération des contenus.

Le tempétueux dirigeant a acquis Twitter dans le but de libéraliser un réseau qui étouffait, selon lui, la liberté d’expression. Il a depuis transformé la plate-forme de fond en comble : la majorité des employés ont été congédiés rapidement, les règles assouplies, et de nombreux utilisateurs bannis ont pu revenir.

Depuis juillet 2023, le réseau social s’appelle X et suscite des controverses, peinant à survivre financièrement à cause de la désertion de nombreux annonceurs. Les avocats d’Elon Musk n’avaient pas réagi dans l’immédiat à une sollicitation de l’AFP.

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Le Monde avec AFP

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