
L’enquête pour espionnage visant le chercheur français Laurent Vinatier, détenu en Russie, a été prolongée et un procès pourrait avoir lieu le 28 février, a appris l’Agence France-Presse (AFP), mercredi 26 novembre, auprès de l’avocat français de ses parents, Frédéric Bélot.
Une audience, initialement annoncée pour ce jeudi, a « eu lieu le 21 novembre, sans doute par souci de discrétion », a déclaré Frédéric Bélot. L’enquête pour espionnage a été « prolongée, avec remise des conclusions fin janvier et sans doute procès le 28 février », a-t-il précisé à l’AFP, comme l’a aussi annoncé le site Intelligence Online.
« Nous sommes très attentifs à la procédure pénale en cours. Nous espérons que les arguments de la défense seront entendus et nous comptons sur le soutien de la diplomatie française, qui est très important pour Laurent et sa famille », a-t-il ajouté. Me Bélot a précisé que Laurent Vinatier allait « bien ».
Le chercheur de 49 ans spécialiste de l’espace post-soviétique est incarcéré depuis juin 2024 en Russie. Il a été condamné en octobre 2024 à trois ans de prison pour ne pas s’être enregistré en tant qu’« agent de l’étranger », un label utilisé par les autorités russes pour réprimer leurs détracteurs.
Depuis la fin d’août, il est visé par de nouvelles accusations d’espionnage, passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à vingt ans de prison.



