
La crise qui secoue l’Ecole alsacienne depuis près de trois mois se déplace sur le terrain judiciaire. Notifié de son licenciement immédiat le 5 février, après vingt-cinq ans à la tête de ce prestigieux établissement parisien, Pierre de Panafieu a déposé un référé au conseil des prud’hommes de Paris, lundi 9 février, pour suspendre cette décision. La juridiction doit rendre sa décision mardi 10 février dans l’après-midi.
La succession de Pierre de Panafieu, qui devait partir en retraite en 2027 et organiser un tuilage avec le nouveau directeur, provoque des remous d’une ampleur inédite dans cette école laïque privée sous contrat qui accueille 1 850 élèves, de la maternelle à la classe de terminale. Depuis que le conseil d’administration de l’école a choisi, le 15 novembre 2025, le proviseur du lycée Condorcet de Sydney Nicolas L’Hotellier comme prochain directeur, la communauté éducative de l’établissement se déchire entre les partisans de Pierre de Panafieu et ceux qui soutiennent le conseil d’administration. Chacun agite des réseaux conséquents car nombre d’anciens, qui peuvent aussi être parent ou grand-parent d’élèves, font partie des cercles politiques, médiatiques et culturels parisiens.
Il vous reste 77.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



