Le marché du leasing (location automobile) ne cesse de progresser : il finançait 50 % des véhicules neufs en 2023, 67 % en 2024, et probablement 75 % en 2025, selon une étude de l’UFC-Que choisir, rendue publique le 1er avril. En 2024, il a concerné 545 000 véhicules neufs (sur un total de 832 000) – environ 50 000 voitures électriques bénéficiant d’aides de l’Etat –, et 114 000 véhicules d’occasion.
Le succès de la formule s’explique par « le souhait de changer souvent de voiture », selon un tiers des 1 285 lecteurs ayant répondu à l’enquête menée par l’association de consommateurs en septembre 2025.
Il est également dû, selon l’UFC, à un « marketing offensif », mettant en avant des « loyers attractifs » (par exemple, « 350 euros par mois sur trois ans »), mais ne donnant pas une vision correcte du prix réel, lequel se révèle lors de la restitution du véhicule, « étape la plus conflictuelle ».
Les consommateurs peuvent alors se voir facturer des frais de remise en état pour des défauts qui relèvent de l’usure normale du véhicule, ainsi que des frais liés au dépassement du plafond kilométrique, dont le calcul n’est pas encadré. Un quart de ceux qui ont répondu à l’enquête ont ainsi déclaré avoir payé des frais supplémentaires, de carrosserie ou de pneus, pour un montant moyen d’« environ 1 200 euros » ; pour la majorité d’entre eux (65 %), ces frais n’étaient « pas justifiés »
Rappelons que le contrat de leasing organise une relation à trois : un financier-bailleur achète, à un vendeur ou à un constructeur, un véhicule qu’il loue à un consommateur, généralement pour trois ou quatre ans, moyennant de strictes obligations d’entretien et un kilométrage limité. Les mensualités fixées sont censées couvrir la perte de valeur de la voiture, les frais et la marge du bailleur.
Sortie anticipée
Si le consommateur met fin au contrat avant l’échéance, il est perdant : il peut racheter la voiture au bailleur, mais il la paie souvent plus cher que sa valeur vénale. Il peut aussi la lui restituer, mais cela déclenche « une indemnité de résiliation et un décompte financier dont la logique est rarement expliquée ».
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