Vue aérienne du quartier de Kowloon, à Hongkong, où est domiciliée une entreprise impliquée dans le contournement des sanctions alliées contre la Russie, le 24 février 2026.

Situé à Lai Chi Kok, le quartier de l’ancien aéroport de Hongkong, où, jusqu’en 1998, les avions se posaient en donnant l’impression de frôler les tours d’habitation de l’ancienne colonie britannique, le Winsum Industrial Building ressemble à des centaines d’autres immeubles industriels hongkongais des années 1980. Une douzaine d’étages, une façade carrelée gris beige, une petite entrée mollement gardée dont les murs sont tapissés de boîtes aux lettres métalliques. On en dénombre 25 pour le rez-de-chaussée. En réalité, les locaux d’un bon nombre d’entreprises domiciliées à Hongkong se limitent à une boîte aux lettres.

Bien que son nom n’apparaisse sur aucune porte de l’étage indiqué sur son site, ni sur l’index affiché dans le hall, c’est ici qu’est officiellement domicilié Woeroon Electronic Resource Ltd, société associée à Woeroon Electronic Sourcing Ltd, l’intermédiaire cité le plus grand nombre de fois dans les registres douaniers russes entre 2022 et 2024 pour l’importation en Russie de produits européens interdits par les sanctions occidentales, selon le rapport de l’ONG américaine CFHKF (Fondation du comité pour la liberté à Hongkong), publié le 18 février et intitulé « Contourner le blocus : comment Hongkong fournit de la technologie européenne à la Russie dans sa guerre en Ukraine ».

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