Lors d’une manifestation contre la politique d’immigration du président américain, Donald Trump, à l’université Columbia (New York), le 5 février 2026.

Sur l’écran de Léon Laulusa, directeur de l’ESCP Business School, défilent les lignes d’un vaste tableau de bord recensant les candidatures à la mobilité vers les Etats-Unis. D’ordinaire, tout se remplit sans accroc. Cette fois, quelques cases vides sautent aux yeux. Un phénomène inédit : « Si les universités les plus prestigieuses restent très demandées, ces places vacantes signalent une baisse d’attractivité. »

Même constat à Kedge Business School : le nombre d’étudiants partant au pays de l’Oncle Sam a chuté à 51 en 2025, contre 66 en 2023. Une tendance qui inquiète outre-Atlantique. « Nous sommes davantage sollicités par les universités américaines pour des demandes de partenariat. Certaines se sentent fragilisées et en décalage par rapport aux orientations politiques de leur pays », note Céline Davesne, la directrice des programmes et de l’international de l’école de commerce.

Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche est-il en train de gripper le rêve américain des jeunes Français ? « C’est une tendance nationale confirmée par le réseau des vice-présidents relations internationales, responsables stratégiques au sein des universités et institutions », souligne Vincent Michelot, qui occupe lui-même ce poste à l’Ecole nationale supérieure de Lyon.

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