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Histoires Web mercredi, février 21
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Ah, le bon vieux temps de la voiture populaire ! Les grands-parents exhibant fièrement, au seuil des années 1960, leur nouvelle Renault 4CV, Dauphine, ou autre Coccinelle allemande. La belle époque des usines de Billancourt, près de Paris, des premiers embouteillages de vacances et des agriculteurs heureux.

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L’histoire ne se répète pas, mais le retour de la voiture du peuple semble de nouveau d’actualité. Après avoir rempli leurs poches en vendant des voitures de riches, à la faveur des pénuries post-Covid, les constructeurs automobiles reviennent aux fondamentaux. Tout le monde ne peut pas être Porsche ou Ferrari. Pour faire des économies, il faut du volume. Et pour faire du volume, il faut vendre des voitures bon marché. Même la révolution de la voiture électrique ne déroge pas à cette règle de base.

Cas emblématique, celui de Tesla. La firme d’Elon Musk a prospéré jusqu’en 2022 sur sa supériorité dans ce domaine pour écouler ses bolides sur tous les continents et dépasser le seuil symbolique du million de voitures vendues en un an. Puis, en 2023, la dynamique s’est progressivement cassée.

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Pour accroître encore les ventes et soutenir la concurrence chinoise, le constructeur a commencé à baisser les prix de ses modèles et a fini pas voir sa croissance s’amenuiser. Le chiffre d’affaires 2023 de la société, présenté mercredi 24 janvier, a bien progressé de 15 %, à plus 80 milliards de dollars (73,4 milliards d’euros), mais, au dernier trimestre de l’année dernière, ses ventes n’ont plus progressé que de 3 %. Une quasi-stagnation.

Concurrence chinoise

Entre-temps, le chinois BYD, lui, est passé devant en matière de ventes mondiales, avec des modèles bien plus abordables. Il faut dire que la Chine regorge de compétiteurs. Pour BYD, comme pour MG ou Geely, l’international est la seule issue de secours face au ralentissement de leur marché intérieur. Pour les contrer, pas de mystère, il faut renouer avec le charme de la voiture populaire. Elon Musk a annoncé la construction d’une usine à Austin, au Texas, qui produira une voiture bon marché à partir de la fin 2025, avec une « technologie révolutionnaire ».

En Europe, Renault et Citroën, vieux briscards de la voiture pas chère, s’engouffrent dans la brèche. Renault a un temps d’avance grâce à sa marque roumaine, Dacia. Son modèle Sandero est la deuxième voiture la plus vendue en Europe en 2023, juste derrière… la Tesla Model Y. Tout cela est une bonne nouvelle pour la transition énergétique, puisque le transport reste le principal point noir de l’Europe dans ce domaine. Reste à démontrer que la fabrication de ces modèles est compétitive dans nos contrées, ce qui est encore loin d’être le cas.

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