
Le nombre d’actes antireligieux s’est maintenu « à un niveau similaire » en 2025 à celui de 2024, avec un total de 2 489 faits recensés, dont plus de la moitié étaient des actes antisémites, a annoncé jeudi 12 février le ministère de l’intérieur.
Les actes antisémites ont diminué de 16 %, à 1 320, ce qui reste « un niveau historiquement élevé », tandis que les actes antimusulmans ont bondi de 88 %, à 326. Un total de 843 actes antichrétiens ont été recensés, soit une hausse de 9 %, précise le ministère dans un communiqué.
Depuis vingt-cinq ans, les actes antisémites « n’ont jamais été aussi élevés que pendant les trois dernières années », dans un contexte de forte hausse à la suite de l’attentat du 7 octobre 2023, note le ministère. Entre 2023 et 2024, ces actes avaient été multipliés par quatre.
Agressions en hausse
Au total, les actes antisémites ont compté pour 53 % de l’ensemble des faits antireligieux, alors même que les Français juifs, estimés entre 450 000 et 500 000, représentent moins de 1 % de la population du pays.
Au cours d’une année marquée par l’agression du rabbin Arié Engelberg à Orléans en mars et du rabbin Elie Lemmel en juin à Deauville (Calvados) et Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), les personnes demeurent la cible principale des actes antisémites, représentant 67 % des faits recensés.
Les actes antimusulmans sont également composés majoritairement (64 %) d’agressions physiques, verbales et de haine en ligne, alors que « deux assassinats ont marqué l’année : Aboubakar Cissé dans le Gard et Hichem Miraoui dans le Var », note le ministère. Pour les actes antichrétiens, il s’agit à 87 % d’atteintes aux biens.
Les agressions, physiques, verbales ou la haine en ligne ont toutefois augmenté de 70 % en 2025, « année marquée par l’assassinat d’Ashur Sarnaya, chrétien d’Orient dans le Rhône, le 10 septembre 2025 », souligne le communiqué, qui rappelle que 2026 marque les dix ans de l’assassinat du père Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).



