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Le chef du Pentagone, Lloyd Austin, dont les hospitalisations gardées secrètes ont suscité la controverse en janvier, a de nouveau été admis dimanche 11 février à l’hôpital, a annoncé le ministère de la défense, précisant que la Maison Blanche avait cette fois été aussitôt prévenue.

M. Austin, à qui un cancer de la prostate a été diagnostiqué et qui a été récemment opéré, a été emmené dans un établissement militaire de la banlieue de Washington pour ce qui semble être un problème à la vessie, a fait savoir dans un communiqué le porte-parole du ministère, Pat Ryder.

Toutefois, il conserve pour l’instant ses prérogatives, a-t-il ajouté. Le ministre « s’est rendu à l’hôpital avec les systèmes de communications classifiées et non classifiées nécessaires à l’exercice de ses fonctions », selon M. Ryder. Son adjointe se tient prête à assumer les fonctions de Lloyd Austin si nécessaire, a-t-il encore dit.

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Eviter un nouveau tollé

Lors d’une conférence de presse le 1er février, M. Austin s’était excusé d’avoir gardé le secret sur son cancer, une affaire qui avait provoqué un tollé dans le pays. Car en pleine année électorale et alors que les Etats-Unis sont partie prenante de deux conflits majeurs, en Ukraine et dans la bande de Gaza, M. Austin a été opéré et deux fois hospitalisé, en décembre et en janvier, sans que le président Joe Biden n’en sache rien.

« C’était une erreur », a reconnu le ministre lors de ce point de presse auquel il s’est présenté avec une démarche encore raide. M. Austin a indiqué qu’il avait « directement » présenté ses excuses à M. Biden et que ce dernier avait réagi « avec grâce ». L’affaire avait provoqué la stupéfaction jusque dans le camp démocrate et suscité des appels de républicains à la démission de Lloyd Austin.

Cette fois, son ministère a promptement communiqué sur sa nouvelle hospitalisation : les médias ont été prévenus à peu près deux heures après son départ pour l’hôpital Walter-Reed. Et des notifications ont été envoyées à la Maison Blanche et au Congrès, selon Pat Ryder. La controverse sur ses problèmes de santé est survenue au moment où les forces américaines en Irak et en Syrie sont régulièrement visées par des attaques de combattants soutenus par l’Iran, selon Washington.

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Le Monde avec AFP

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