Meilleures Actions
Histoires Web mercredi, avril 24
Bulletin

Ilias Akoudad, qui a avoué lors de son procès avoir tué le brigadier Eric Masson en 2021 à Avignon, a été condamné, vendredi 1er mars, à une peine de 30 ans de prison assortie d’une période de sûreté de 20 ans, par la cour d’assises du Vaucluse.

La cour a retenu la circonstance aggravante de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, point qui avait occupé une grande partie des débats, lors des deux semaines d’audience. Le jeune homme, âgé de 22 ans, a également été condamné pour tentative de meurtre sur le collègue d’Eric Masson, alors que les deux policiers participaient à une opération de contrôle d’un point de deal.

Dans le box, Ilias Akoudad est resté interdit à l’annonce de sa peine, se mordant les lèvres pour ne pas réagir. Dans la salle, pleine de policiers, certains avec leurs gilets BAC en rang au fond, cette décision était très attendue.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au procès du meurtrier du policier Eric Masson, la part du droit face à la peur et à la colère des forces de l’ordre

Aveux partiels

Le père d’Eric Masson, qui n’avait jusqu’alors pas parlé à la presse, a dit en sortant sa satisfaction que la circonstance aggravante ait été retenue. La peine est cependant inférieure à celle requise jeudi par l’avocate générale, qui avait réclamé la perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans. Elle avait estimé qu’Eric Masson a été « exécuté sans sommation, par un individu ivre de violence, fier du geste accompli ».

Les aveux partiels du jeune homme, lors du procès, avaient, selon elle, été « parfaitement orchestrés » et il était « absolument impossible » de prendre ces deux policiers pour des dealers concurrents. La défense, représentée par Me Elise Arfi et Me Frank Berton, avait, de son côté, fait part de sa « trouille » que leur jeune client soit « emmuré vivant ».

Eric Masson a été tué en plein jour, le 5 mai 2021 à Avignon, alors qu’il effectuait une opération de surveillance de « deal de rue » avec son coéquipier. Les deux policiers étaient en civil. Ce drame, suivi de nombreuses manifestations, a suscité une immense émotion, qui s’est notamment exprimée lors d’un hommage national, et a ravivé le malaise des policiers. La loi a ensuite été réformée. Le meurtre d’un policier désormais est passible de la peine maximale, la perpétuité assortie d’une période de sûreté de 30 ans.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au procès du meurtre du policier Eric Masson, l’accusé, ses aveux partiels, sa mère et sa sœur

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

Share.
© 2024 Mahalsa France. Tous droits réservés.