Meilleures Actions
Histoires Web vendredi, mars 1
Bulletin

Les bureaux français du géant des télécoms chinois Huawei ont été perquisitionnés, mardi 6 janvier, dans une procédure portant sur des soupçons d’atteintes à la probité, a fait savoir, jeudi 8 février, une source judiciaire à l’Agence France-Presse (AFP). Confirmant l’information du média en ligne L’Informé, cette source a précisé que l’enquête préliminaire était menée par des magistrats du Parquet national financier (PNF).

Il n’était pas possible dans l’immédiat d’avoir plus de détails sur les faits reprochés à la société, dont le siège français est situé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), à quelques pas du périphérique parisien. Les atteintes à la probité regroupent les infractions telles que la corruption, le trafic d’influence et la prise illégale d’intérêts.

Le magazine Challenges avait annoncé en avril 2022 qu’après un signalement en janvier 2021 de l’Agence française anticorruption (AFA) sur de possibles abus de bien sociaux et de la fraude fiscale une enquête préliminaire avait été ouverte à Nanterre sur Huawei, confiée à la brigade financière de Paris. Cependant, la source judiciaire interrogée par l’AFP a déclaré jeudi qu’il ne s’agissait « pas d’une enquête émanant de Nanterre sur signalement de l’AFA ».

Lire aussi : Après trois ans de sanctions américaines, Huawei sort du marasme économique

L’entreprise représente 20 % du marché français

Arrivé en 2003 en France, où le groupe chinois a ouvert six centres de recherche et un centre mondial de design à Paris, Huawei fait en ce moment construire une usine en Alsace, sa première hors de Chine, avec l’objectif d’y commencer « fin 2025 » sa production d’équipements pour réseaux de télécoms mobiles, dont des réseaux 5G.

L’entreprise revendique une part de 20 % du marché français des infrastructures télécoms, malgré les fortes restrictions issues de la loi dite « anti-Huawei » de 2019, visant à prémunir les réseaux français de « risques d’espionnage, de piratage et de sabotage » permis par la 5G.

Fondée en 1987, la société Huawei, entreprise privée non cotée en Bourse, affirme employer plus de 200 000 personnes dans plus de 170 pays et régions.

« Risque pour la sécurité de l’Union »

Le groupe basé dans la métropole de Shenzhen, dans le sud de la Chine, est depuis plusieurs années au centre d’une intense rivalité technologique entre Pékin et Washington. Les Etats-Unis accusent l’entreprise de pouvoir espionner au profit des autorités chinoises, ce que Huawei conteste fermement. La marque reste également le premier équipementier mondial pour la 5G, cinquième génération de l’Internet mobile.

En juin 2023, la Commission européenne a estimé que les fournisseurs chinois d’équipements télécoms, dont Huawei, représentaient un « risque pour la sécurité de l’Union » européenne.

Le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, avait ainsi appelé les vingt-sept pays membres de l’UE et les opérateurs télécoms à exclure ces équipements de leurs réseaux mobiles.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Télécoms : Bruxelles veut définitivement bannir les équipementiers chinois Huawei et ZTE

Le Monde avec AFP

Share.
© 2024 Mahalsa France. Tous droits réservés.