Le président argentin, Javier Milei, et son homologue américain, Donald Trump, à New York, le 23 février 2025.

Les Etats-Unis avaient averti, dans leur stratégie de sécurité nationale publiée en décembre 2025, qu’ils rendraient « plus difficile » l’influence de « concurrents non hémisphériques » dans la région. Autrement dit : qu’ils freineraient l’engagement de la Chine en Amérique latine et dans les Caraïbes. Dans cette logique, le président Donald Trump a convié, samedi 7 mars à Miami, les dirigeants conservateurs du continent à un sommet appelé « Bouclier des Amériques ».

Outre les présidents argentin, Javier Milei, et salvadorien, Nayib Bukele, ceux de la Bolivie, du Honduras, du Costa Rica, du Paraguay, de l’Equateur, du Guyana et de Trinité-et-Tobago, ainsi que le président élu du Chili, José Antonio Kast, qui entrera en fonctions quatre jours plus tard, ont été convoqués en Floride pour discuter de l’« interférence étrangère dans l’hémisphère », de lutte contre le crime organisé et d’immigration, dans l’objectif manifeste de construire un bloc de droite, puisque aucun chef d’Etat de gauche n’a été convié. Le président Trump a repris une initiative lancée en décembre 2025 par M. Bukele et son homologue du Costa Rica, Rodrigo Chaves, pour combattre conjointement le crime organisé. Ils avaient alors convié les autres pays d’Amérique centrale à s’unir à cette stratégie commune.

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