Des zones où les habitants de la ville de Gaza ont reçu l’ordre de se rendre restent interdites aux civils, selon « Haaretz »

Plusieurs secteurs dans lesquels les habitants de la ville de Gaza ont reçu l’ordre de se déplacer ont été désignés par l’armée israélienne comme des zones où les civils peuvent être danger, écrit le quotidien Haaretz.

Dans le message diffusé mercredi pour ordonner l’évacuation de la ville avant le début de l’opération qui doit permettre aux forces israéliennes d’en prendre le contrôle, Avichay Adraee, leur porte-parole arabophone, assure, carte à l’appui, que « contrairement aux fausses rumeurs » il existe de vastes « zones vides » dans le sud de la bande de Gaza.

Des Palestiniens fuient la ville de Gaza en direction du sud, le 28 août 2025.
Des Palestiniens déplacés quittent la ville de Gaza, où l’armée israélienne poursuit ses opérations, le 28 août 2025.
Des Palestiniens déplacés quittent la ville de Gaza, où l’armée israélienne poursuit ses opérations, le 28 août 2025.

Or, selon l’analyse du quotidien israélien et des cartographes Adi Ben Nun, de l’Université hébraïque de Jérusalem, et Yaakov Garb, de l’université Ben-Gourion du Néguev, six des 19 zones désignées sur la carte figurent totalement ou partiellement dans des secteurs « rouges » dont l’armée interdit elle-même l’accès aux civils.

« A bien des égards, la déclaration d’Adraee laisse les habitants de Gaza dans l’incertitude, car ils n’ont pas été informés que les zones précédemment déclarées rouges ne sont plus interdites », écrit Haaretz, ajoutant que les secteurs désignés pour le relogement des habitants de la ville de Gaza « sont trop petits pour répondre aux besoins de la population ».

« Ce que l’armée d’occupation prétend au sujet de l’existence de “vastes espaces vides” dans le sud de la bande de Gaza est une allégation mensongère qui contredit les réalités sur le terrain et constitue une tentative de tromper l’opinion publique internationale et de dissimuler le crime de “déplacement forcé” à grande échelle », s’indigne, quant à lui, le bureau d’information du gouvernement de l’enclave administrée par le Hamas.

De nombreuses organisations humanitaires jugent cette évacuation irréaliste et dangereuse. Les Nations unies estiment à près d’un million de personnes la population actuelle du gouvernorat de Gaza, qui comprend la ville et ses environs.

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