L’ancien président sénégalais Macky Sall, au Cap, en Afrique du Sud, le 27 février 2025.

Les nouvelles ambitions de l’ancien président sénégalais Macky Sall provoquent, dans son pays, un vif débat. Le 2 mars, celui qui a dirigé le Sénégal entre 2012 et 2024 a officialisé sa candidature pour succéder à Antonio Guterres au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Depuis, une partie de la société s’indigne.

« Nous ne pouvons pas accepter que l’ONU soit une blanchisserie de crimes de sang et de crimes économiques », a tonné le député de l’actuelle majorité présidentielle Guy Marius Sagna. Les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), au pouvoir, accusent l’ancien président d’avoir permis une répression violente, qui a fait plusieurs dizaines de tués, lors d’un mouvement de contestation entre 2023 et 2024, mais aussi d’avoir plongé le pays dans une situation d’endettement inquiétante.

Le 6 mars, un collectif de familles de victimes de la répression, proche du Pastef, a annoncé le lancement d’une campagne pour s’opposer à la candidature de Macky Sall. Un site, simplement intitulé « Non à Macky », propose déjà du contenu en anglais pour dénoncer la gestion de l’ex-dirigeant.

Il vous reste 75.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version