
La suspension, qui ne devait concerner que les retraités de droit commun, a été élargie par un amendement du gouvernement aux carrières longues et aux « catégories actives et superactives de la fonction publique », qui concernent « les métiers difficiles ».
La mesure coûtera 300 millions d’euros l’an prochain et 1,9 milliard d’euros en 2027, a expliqué sur France 2 le ministre du travail et des solidarités, Jean-Pierre Farandou, et son financement interviendra avec une augmentation de la fiscalité sur le patrimoine votée dans le volet « recettes » du PLFSS.
« Il y a 1,4 point de CSG supplémentaire qui rapporte 2,7 milliards donc je pense que ce financement complémentaire sera de nature à être utilisé », a expliqué le ministre. « Cela permettra de financer la suspension de cette réforme jusqu’au 1er janvier 2028. »
Devant les députés, Jean-Pierre Farandou a, par ailleurs, défendu la nécessité de suspendre la réforme controversée. « Le temps de la suspension est un temps qui doit être utile au dialogue social, au débat démocratique », a-t-il plaidé devant les députés, estimant que le sujet serait au cœur de la campagne présidentielle de 2027.




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