Le groupe Stellantis annonce mettre en pause une deuxième usine, au Mexique, après la fermeture temporaire d’une au Canada

Le groupe Stellantis, après avoir annoncé jeudi la fermeture temporaire d’une usine au Canada, va aussi mettre en pause une usine Jeep au Mexique et ralentir la cadence dans quatre usines de pièces aux Etats-Unis pour adapter sa production aux nouveaux droits de douane. L’usine de Toluca, où près de 2 700 salariés fabriquent les SUV Jeep Compass et Wagoneer S, va arrêter la production à partir de lundi et pour tout le mois d’avril, a confirmé une porte-parole de Stellantis vendredi. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a précisé vendredi que personne n’avait été licencié et que c’était « un arrêt temporaire pour évaluer les besoins de production », notamment pour les véhicules électriques dont le marché est limité.

Le cinquième constructeur automobile mondial avait déjà annoncé jeudi qu’il fermerait pour deux semaines son usine Chrysler de Windsor, au Canada, qui emploie environ 4 000 salariés, à cause de l’application de lourds droits de douanes sur les véhicules importés aux Etats-Unis. « Avec les nouveaux droits de douane du secteur automobile désormais en vigueur, il faudra de la résilience et de la discipline collectives pour traverser cette période difficile », a précisé le patron américain de Stellantis, Antonio Filosa, jeudi, dans une lettre à ses salariés. En conséquence, environ 900 employés vont être licenciés « temporairement » dans quatre usines de pièces aux Etats-Unis, dans le Michigan et l’Indiana, a dit Stellantis.

Parallèlement, le groupe propriétaire de Jeep, Dodge, Ram, Alfa Romeo ou Maserati a confirmé avoir lancé jeudi une campagne « agressive » de remises et de publicité, appelée « America’s Freedom of Choice » (« La liberté de choix de l’Amérique »). A l’instar de Ford avec sa campagne « From America, for America » (« Depuis l’Amérique, pour l’Amérique »), il s’agit d’attirer des acheteurs en concession, alors que les prix de tous les véhicules risquent d’augmenter fortement, car les droits de douane compliquent la logistique du secteur.

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