La Somalie, pilier de la stratégie antiterroriste américaine malgré les insultes de Donald Trump

« Pays de merde », « pire pays du monde », pays « qui pue » et d’où ne viendraient que des « déchets » : Donald Trump n’a, depuis deux mois, cessé d’insulter à la fois la Somalie et la diaspora somalienne aux Etats-Unis. Mais la vindicte du président américain ne reflète pas complètement la politique extérieure de son pays dans cette partie du monde. Mogadiscio reste un maillon essentiel, quoique fragile, de la stratégie antiterroriste de Washington.

Présents depuis près de vingt ans en Somalie – où des formateurs entraînent aussi les unités commandos somaliennes –, les Etats-Unis y sont engagés dans la lutte contre deux importantes organisations islamistes : les Chabab (« la jeunesse », en arabe), un groupe affilié à Al-Qaida, et une cellule de l’Etat islamique (EI) implantée depuis 2017 dans le nord du pays.

C’est contre des membres de l’EI que Donald Trump a ordonné la première frappe de son mandat, le 1er février 2025, douze jours après son investiture. « Ces tueurs (…) menaçaient les Etats-Unis et leurs alliés. (…) Nos forces armées avaient ciblé ce planificateur d’attentats de l’EI depuis des années mais [Joe] Biden et ses acolytes n’ont pas agi assez vite. Moi, si ! », s’était-il alors félicité sur son réseau Truth Social, donnant le coup d’envoi d’une série de 126 frappes sur la Somalie, en 2025. Le pays a été le deuxième Etat le plus visé, après le Yémen, par les tirs américains cette année-là.

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