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Histoires Web mercredi, juillet 17
Bulletin

Nous sommes nombreux à avoir retenu notre souffle jusqu’au soir du 7 juillet. Nous nous sommes battus résolument, pacifiquement, avec notre bulletin de vote, en débattant, en parlant programme, en allant à la rencontre des travailleuses et des travailleurs pour dire non à l’extrême droite ; non à l’inégalité de droits ; non à la recherche de boucs émissaires. Oui à la liberté, à l’égalité, à la fraternité ; oui à l’émancipation de chacun et de tous ; oui à la liberté de la presse, de la justice, du syndicalisme. Le oui de la CFDT, c’est aussi le oui à la justice sociale et environnementale, à la conquête de nouveaux droits, à un véritable partage des richesses.

Le soulagement des résultats ne doit pas se transformer en « surtout, ne changeons rien ». Sauf à se préparer au pire encore une fois.

Trop de fois, au lendemain de situations de danger pour notre cohésion (la pandémie de Covid-19, la menace de l’extrême droite en 2017 et en 2022…), nous avons entendu des engagements, la main sur le cœur, sur l’impossibilité de « continuer comme avant ». Les préoccupations des travailleurs et des travailleuses ne se sont pas dissoutes dans le vote.

Impliquer les citoyennes et les citoyens

Quand va-t-on enfin entendre la voix des travailleuses et des travailleurs essentiels, de première et de seconde ligne, qui sont très vite redevenus invisibles ? Celles et ceux qui, pour nombre d’entre eux, ont été stigmatisés dans la campagne électorale.

Quand va-t-on enfin entendre la forte aspiration des travailleuses et des travailleurs au respect, à la dignité, au travail « bien fait » – quels que soient leur statut, leur origine, leur genre, leur territoire ?

Quand va-t-on enfin reconnaître le besoin d’une juste reconnaissance du travail, en négociant des salaires qui permettent de vivre de son travail ?

Quand va-t-on enfin traiter de la qualité du travail dans les services publics, au service du bien vivre de l’ensemble de la société ?

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L’écoute et l’implication des citoyennes et des citoyens dans la définition des politiques publiques ou des stratégies d’entreprise ne sont pas des suppléments d’âme. Les citoyennes et les citoyens doivent être au cœur des décisions, puisque toutes les décisions, qu’elles soient nationales, communales, professionnelles, sociales ou sociétales, les concernent au premier chef. Nous avons vu où conduisait la recherche systématique de l’efficacité par la verticalité. Une démocratie moderne ne peut plus reposer sur d’archaïques méthodes d’exercice du pouvoir plus ou moins autoritaire toujours imaginées par quelques esprits éclairés.

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