Un pétrolier amarré à Novorossiïsk, en Russie, en octobre 2022.

Au-delà des perturbations promises sur les marchés énergétiques, la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran est une aubaine pour la Russie, qui voit soudainement ses exportations pétrolières augmenter. La flambée des cours du pétrole est une autre bonne nouvelle pour le Kremlin – le baril de brent, la référence du marché, tutoyait les 93 dollars (80 euros), samedi 7 mars au matin, du jamais-vu depuis 2023. Moscou va pouvoir continuer à financer sa propre guerre en Ukraine. « Nous constatons une augmentation significative de la demande en ressources énergétiques russes en raison de la guerre en Iran. La Russie a été et reste un fournisseur fiable de pétrole et de gaz, y compris de gaz acheminé par gazoduc et de gaz naturel liquéfié », a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole du président russe, lors d’un point presse, vendredi 6 mars.

Moscou a des raisons de se réjouir. Jeudi, le département du Trésor américain a autorisé l’Inde à acheter du pétrole russe pendant trente jours, jusqu’au 4 avril. A cause de la guerre, le trafic pétrolier est quasiment totalement à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, une artère pétrolière stratégique désormais visée par des missiles et des drones iraniens. Avant le début des frappes sur l’Iran, 20 % de la consommation mondiale suivait cet itinéraire. Aujourd’hui, plus aucun navire ou presque n’y circule, ce qui met l’Inde dans l’embarras. La Chine est moins concernée, car elle a négocié avec Téhéran un passage sécurisé à travers le détroit d’Ormuz. Confrontés au blocage de leurs cargaisons de pétrole, les importateurs indiens, eux, se tournent à nouveau vers la Russie, leur ancien fournisseur.

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