
Pour la première fois depuis 2021, la RATP a présenté, vendredi 13 mars, des comptes positifs. La régie parisienne de transports a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 7,9 milliards d’euros (+ 11 %), dégage un résultat opérationnel quasi doublé (373 millions d’euros) et un résultat net de 217 millions d’euros alors qu’il était légèrement négatif en 2024 (– 24 millions d’euros).
Il fut un temps où il était assez aisé d’y voir clair dans les résultats de la régie parisienne. Elle était en monopole et n’exploitait que des lignes de transport franciliennes dans un établissement public industriel et commercial (EPIC). Ce temps est révolu et cet établissement public n’est plus qu’une composante du groupe, aux côtés de filiales qui montent en puissance, compliquant la lecture d’un bilan que la RATP ne détaille guère.
Le chiffre d’affaires lié à l’exploitation des transports et à la gestion des infrastructures en Ile-de-France, coiffées par l’EPIC, a crû de 4,4 %. Une croissance que l’entreprise attribue notamment aux effets, en année pleine, des prolongements des lignes 11 et 14 du métro parisien. Même s’il est en baisse de 5 points par rapport à 2024, la part de l’établissement public industriel et commercial dans le chiffre d’affaires du groupe demeure largement dominante (68 %) par rapport à celui généré par les filiales. Et c’est aux activités historiques de l’établissement public que la RATP doit ses bénéfices, les « filiales restant légèrement déficitaires, bien qu’en amélioration », analyse Jean-Yves Leclercq, directeur financier de la régie.
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