A Marseille, un début de vote qui se passe sans en encombre alors que la ville a renforcé les équipes de contrôle

Dans le bureau de vote, François Bazin dans le 1ᵉʳ arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône).

À Marseille, les 497 bureaux de vote ont ouvert à 8 heures pour accueillir les 555 210 inscrits sur les listes électorales. Soit un corps de votants en hausse de 9 % depuis le précédent scrutin municipal. Aucun incident majeur n’a été signalé selon la municipalité, hormis quelques retards dans les ouvertures, comme le précisent les équipes de plusieurs candidats.

Au bureau 561 (5e arrondissement), dans l’école Saint-Pierre, comme dans les autres lieux de vote, la réforme de la loi PLM, qui sépare le vote pour la mairie centrale de celui pour la mairie de secteur, entraîne la mise en place d’un parcours électoral inédit. A l’entrée du bureau, les premiers bulletins mis à disposition sont ceux du scrutin général, accompagnés d’une enveloppe marron, en papier kraft.

Une première urne, avec son équipe d’assesseurs et son président, reçoit ce bulletin. Une fois ce vote effectué, les électeurs doivent pour sortir obligatoirement passer devant la seconde table où les attendent les bulletins de secteur et des enveloppes bleues. Peu avant 9 heures, le dispositif, plus long qu’habituellement, ne semblait pas entraîner de retard, mais l’affluence restait encore réduite.

Au bureau 181 à l’école Korsec (1er), les électeurs étaient déjà plus nombreux et se pressaient devant les urnes. Dans le secteur résidentiel de Saint-Julien, le président du bureau 1272, René Coulet, élu de secteur et candidat sur la liste RN, trouvait le dispositif efficace : « Les assesseurs et les délégués sont bien informés, on accompagne les électeurs dès leur entrée dans le bureau. On a quatre personnes par urne. Ça fonctionne. »

Dans les jours précédant le vote, plusieurs candidats marseillais ont fait part de leur inquiétude face à de possibles opérations frauduleuses, comme celles qui, après le vote de 2020, ont été condamnées par la justice. En réponse à ces craintes, la préfecture des Bouches-du-Rhône a renforcé ses équipes de contrôle, ciblant particulièrement les 7 % de « bureaux à risques ». Plus de 2 500 présidents et délégués de bureaux ont été désignés par la municipalité, alors que les principaux candidats mobilisent chacun plus d’un millier d’assesseurs.

Dans un bureau de vote de l’école Korsec, dans le 1ᵉʳ arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône).
Dans un bureau de vote de l’école Korsec, dans le 1ᵉʳ arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône).

Gilles Rof (Marseille, correspondant)

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