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Lors de ses vœux présidentiels, Emmanuel Macron a dit vouloir faire de 2024 une année de « fiertés » pour la France. Le chef de l’Etat a bien entendu à l’esprit l’échéance des Jeux olympiques, du 26 juillet au 11 août, et paralympiques (JOP), du 28 août au 8 septembre. Le monde entier aura alors les yeux braqués sur le pays, et sur Paris en particulier. Pas question qu’ils se détournent de ce « millésime français », selon les vœux du chef de l’Etat. Vendredi 26 janvier, à six mois, jour pour jour, de la cérémonie d’ouverture, tous les voyants sont au vert, selon les organisateurs et les pouvoirs publics.

Ainsi de Nicolas Ferrand, qui, devant les sénateurs, le 17 janvier, se félicite que les chantiers des JOP soient « dans les temps », « dans le budget » et « dans le même niveau d’ambition » qu’au début du projet. Le directeur général de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) peut plastronner : la société publique chargée de la construction des ouvrages olympiques est le bon élève de ces Jeux. Le village des athlètes, celui des médias ou encore le centre aquatique seront livrés à temps et sans dérive financière pour les compétitions olympiques. Presque un tour de force, si l’on regarde en arrière les éléphants blancs qui parsèment l’histoire des Jeux.

« Ces JO feront un carton », « la magie va opérer pendant les Jeux » (L’Equipe, le 2 janvier), confiait de son côté à la presse Tony Estanguet, à l’aube de la nouvelle année. Le patron du Comité d’organisation était alors relayé par la ministre des sports et des JOP – pas encore nommée à l’éducation nationale –, Amélie Oudéa-Castéra, qui rêvait au même moment, dans une interview au Journal du dimanche, de « victoires pour la France ».

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L’optimisme forcené, voire les incantations à l’enthousiasme, des pouvoirs publics et des organisateurs tranche toutefois avec le manque de ferveur pour les Jeux. Toutes les études d’opinion indiquent, comme celle de l’institut Odoxa à la mi-novembre 2023, que le soutien de l’opinion, s’il reste majoritaire, s’effrite de façon continue (65 % des Français et 56 % des Franciliens ont une opinion favorable des JOP). « On ne s’attend pas à ce que ça remonte », admettait en off, à l’automne, un cadre du Comité d’organisation.

Folie spéculative

En tête des préoccupations, les transports et la sécurité. Déjà chauffés à blanc par le prix des billets, les Français grognent désormais contre le prix du ticket de métro à l’unité, qui montera de 2,15 euros à 4 euros entre le 20 juillet et le 8 septembre. Sans parler des travaux de modernisation et des dysfonctionnements dans le réseau de transports, qui perturbent le quotidien des usagers franciliens depuis plusieurs années.

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