« Le PS nous a entraînés dans sa chute », selon Jean-Luc Mélenchon
D’après le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, le second tour des élections municipales, dimanche, a « confirmé et amplifié la percée au premier tour des listes présentées » par son mouvement. « Plus d’un millier d’élus insoumis siégeront donc dans des conseils municipaux où ils formeront un groupe distinct », se félicite-t-il sur son blog.
« Nous sommes aussi venus au secours de nombreuses listes de la vieille gauche traditionnelle menacées d’être éliminées par la droite », « qu’il s’agisse des Ecologistes ou des socialistes », écrit aussi M. Mélenchon, soulignant des résultats mitigés dans ces cas de figure. « La principale difficulté est d’abord venue du faible score des sortants au premier tour », analyse-t-il.
A l’inverse, insiste-t-il, quand les candidats LFI ont été rejoints par les autres partis de gauche, c’est « parce que [ces derniers] avaient eux-mêmes échoué à gagner dans les précédentes élections », citant les exemples de Limoges et Toulouse, où les candidats de droite se sont finalement imposés face à des listes fusionnées LFI-PS.
« Le PS nous a entraînés dans sa chute. Mais nous n’avons pas de regrets », écrit M. Mélenchon qui estime que les « insoumis » ont été, au contraire, « une force utile » à Lyon, Nantes, Tours et Grenoble où la gauche unie s’est imposée. « Notre but a été d’assumer notre responsabilité en nous mobilisant pour barrer la route à la droite et à l’extrême droite », ajoute-t-il.
Le leader LFI déplore en revanche « une longue diabolisation diffamante » contre son mouvement ciblant notamment « divers clans socialistes ». « L’exemple du refus de tout accord dans les deux premières villes de France, Paris et Marseille, a heurté de nombreuses consciences pourtant disponibles », poursuit-il.
« Nos candidats ont préféré à juste titre se retirer plutôt que de prendre le risque d’un succès du Rassemblement national », explique-t-il. « Benoît Payan s’est donc fait reconduire une nouvelle fois à la faveur d’un chantage », cingle-t-il.
« Le monde politique traditionnel continue son effondrement », écrit également Jean-Luc Mélenchon, notant que « le dégagisme imprime sa marque », avec la défaite, selon lui, de nombreux candidats sortants.
En conclusion, il loue « l’émergence politique de la Nouvelle France », un concept politique identitaire qu’il a développé pendant la campagne. « C’est pourquoi, à nos yeux, le résultat des deux tours de ces municipales ouvre directement le cycle de l’élection présidentielle de 2027 », conclut-il.



