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La Française des jeux (FDJ) poursuit sa croissance pour créer un « champion européen des jeux d’argent et de hasard » et « renforcer son profil financier ». Après avoir racheté la loterie irlandaise, Premier Lotteries Ireland, pour 350 millions d’euros en 2023, le groupe a annoncé, lundi 22 janvier, qu’il allait acquérir la totalité du suédois Kindred, un opérateur de jeux en ligne de premier plan sur le Vieux Continent, notamment propriétaire d’Unibet, pour une valeur d’entreprise de 2,6 milliards d’euros.

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Deuxième opérateur européen, qui propose loterie, jeux de grattage et de tirage, poker, paris sportifs et hippiques en ligne, la FDJ paiera 130 couronnes suédoises (11,4 euros) par action de Kindred, une société cotée au Nasdaq, à Stockholm, dans le cadre d’une offre publique d’achat approuvée par les deux conseils d’administration et ouverte, le 19 février, pour une période de neuf mois au maximum. Un prix qui représente une prime de 24 % sur le cours de clôture au 19 janvier et valorise l’entreprise à 2,6 milliards, selon le communiqué de la FDJ.

C’est la plus grosse acquisition de l’histoire de la FDJ, héritière de la Loterie nationale, créée en 1933 pour collecter des fonds en faveur des blessés de la première guerre mondiale. Kindred compte 2 500 employés et plus de 30 millions de clients, séduits par neuf marques (Unibet, Bingo.com…). Le groupe français, dont 52 % du capital a été introduit en Bourse en 2019 − l’Etat en conserve 20 % −, s’ouvre ainsi à des marchés en Amérique du Nord et en Australie.

Secteur en progression

« De par leurs histoires respectives, leurs atouts stratégiques et leurs valeurs, la FDJ et Kindred présentent une complémentarité forte », souligne la PDG de la FDJ, Stéphane Pallez. Ce mariage « permettra au groupe de présenter un profil encore plus diversifié et équilibré » reposant sur deux grands piliers : les activités exercées en monopole, principalement la loterie, et les activités en concurrence sur le marché des paris sportifs et des jeux en ligne en Europe, autorisées en France depuis 2010.

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Sans connaître une croissance exponentielle, le secteur des jeux et des paris enregistre une progression d’année en année. La FDJ avait engrangé 20,6 milliards d’euros de mises en 2022 (+ 8,7 %), surtout grâce à la loterie, et réalisé un chiffre d’affaires de 2,46 milliards d’euros (+ 9,1 %) ; il atteint 2,62 milliards en 2023 (+ 6,5 %), une croissance ramenée à 2,8 % à périmètre comparable. Fin 2023, l’entreprise affichait un excédent net de trésorerie de 671 millions d’euros, contre 900 millions un an plus tôt, notamment après le paiement de ZEturf et de la loterie irlandaise.

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