Histoires Web mercredi, février 18
La flambée des prix des billets de Ouigo, symptôme des mues du low cost ferroviaire de la SNCF

Si l’on regarde froidement les données de l’Autorité de régulation des transports (ART), c’est indiscutable : l’offre à bas coûts de la SNCF, Ouigo, ne l’est plus tant que ça. Le prix moyen d’un billet Ouigo est passé de 19,60 euros hors taxes en 2015 à 34,70 euros en 2024, date des dernières données disponibles. Soit une hausse de près de 77 % du prix moyen de la place, ce qui reflète le changement majeur de stratégie qu’a opéré la filiale de l’opérateur historique depuis son lancement en 2013.

Puisque le modèle du train à bas coût s’est inspiré de celui de l’avion, qui a émergé en Europe dans années 1990, tentons une comparaison. A son lancement en 2013, Ouigo avait emprunté à Ryanair un concept clé : profiter des infrastructures périphériques des grandes villes pour faire baisser les prix. Jusqu’en 2017, les Ouigo fuyaient les gares à fort trafic situées au cœur des grandes villes et leur préféraient Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne), Massy (Essonne) ou Lyon Saint-Exupéry (Rhône), loin des centres-villes. Officiellement, justifiait Guillaume Pépy en 2013, alors qu’il était PDG de la SNCF, c’était pour « enfin s’occuper des gens qui habitent la Seine-et-Marne ou l’Essonne ».

Il vous reste 79.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version