
Portés à la tête de sept métropoles en 2020, les maires de la « vague verte » feront, dimanche 15 mars, l’épreuve du retour aux urnes à Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Tours, Besançon, Annecy et Grenoble. Pour les Verts, ces mairies sont un symbole : celui de leur institutionnalisation dans le jeu politique traditionnel. C’était pour eux un enjeu majeur, faire mentir la présomption d’incompétence qui pouvait encore peser sur eux en 2020.
En six ans, les maires écologistes, après des polémiques de début de mandat, se sont installés en gestionnaires au point de ne pas rechigner, désormais, à donner des leçons de comptabilité à leurs adversaires. Maire sortant de Lyon, Grégory Doucet a dressé l’ardoise mirobolante des promesses de campagne de son rival, l’homme d’affaires et candidat de la droite et du centre Jean-Michel Aulas, dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux à la fin de janvier.
A Poitiers, à l’heure où son adversaire sans étiquette Anthony Brottier dénonce l’état « catastrophique » des finances locales, la maire, Léonore Moncond’huy, a présenté ainsi, lors de son dernier conseil municipal, son rapport d’orientation budgétaire : « La feuille de route est maîtrisée (…), aucun élément (…) de nature à inquiéter les Poitevines et les Poitevins sur le respect de la trajectoire financière de la ville. » Si leurs bilans sont divers, depuis six ans, ces édiles font valoir qu’ils appliquent à leurs finances la sobriété qu’ils prônent pour l’environnement. « Notre credo, c’est le ménagement du territoire, dit l’eurodéputé écologiste David Cormand, nous ne sommes pas des bâtisseurs, pas non plus dans l’idée du rayonnement. »
Il vous reste 70% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




