La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 opposant le Maroc et le Sénégal, dans le stade Moulay-Abdellah, à Rabat, le 18 janvier 2026.

Il a longtemps cherché ses mots avant de répondre. « Aujourd’hui, l’image du football africain est anéantie. J’ai peur qu’il n’en reste plus grand-chose », finit par lâcher le Français Hubert Velud, 66 ans, tout nouveau sélectionneur des Comores. La décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer, mardi 17 mars, le titre de champion d’Afrique au Sénégal pour l’attribuer au Maroc, deux mois après la finale chaotique de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) à Rabat, a déclenché une vague ininterrompue de réactions d’indignation et de moqueries, bien au-delà du continent.

« Notre belle Afrique a encore surpris le monde entier », ironise, sous couvert d’anonymat, le capitaine d’une équipe présente à la dernière CAN. Des plateaux de télévision aux réseaux sociaux, journalistes, suiveurs, supporteurs, sportifs et politiques tentent de mesurer l’onde de choc d’une telle décision, inédite dans l’histoire du ballon rond. Tous posent la même question, teintée d’inquiétude : à quel point le football africain s’est-il décrédibilisé ? « Je pensais avoir tout vu », confie Hubert Velud, lui qui a « frôlé la mort », le 8 janvier 2010, deux jours avant le début de la CAN en Angola.

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