
En 2024, alors que Félix Lebrun avait terminé les Jeux olympiques (JO) de Paris avec deux médailles de bronze autour du cou, son entraîneur, Nathanaël Molin, s’était montré prophétique : « Il est né champion, on va tenter d’en faire une légende. » Un an et demi plus tard, le technicien assure au Monde que « l’affaire [est] en cours ». « Il avait 17 ans, il en a 19. Et il a dix à quinze ans au minimum devant lui », estime-t-il.
A la mi-mars, à Chongqing, le pongiste français est devenu le premier étranger à remporter en Chine – pays qui domine outrageusement le tennis de table – un tournoi WTT majeur, en l’occurrence un Champions, l’équivalent d’un Masters 1000 au tennis. Quinze jours plus tôt, lui et son frère Alexis, alors associés en double, avaient été les premiers Tricolores à s’imposer dans Singapour Grand Smash (qui correspond à un tournoi du Grand Chelem). Une compétition à l’occasion de laquelle le cadet de la fratrie s’était également hissé en demi-finale en simple.
A compter de mardi 31 mars (à 6 h 30 à Paris), Félix Lebrun dispute la Coupe du monde individuelle à Macao (Chine). En 2025, le Français avait été éliminé dès le premier tour, qui se dispute par groupe de trois pongistes. En 2024, il avait fait un peu mieux en atteignant les huitièmes de finale. Cette année, le numéro 6 mondial débarque dans l’ancienne possession portugaise, terre de casinos, avec une cote inédite.
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