
Mesures floues, absence d’objectifs chiffrés et quantifiables, angles morts problématiques… Le bilan dressé par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) sur la mise en œuvre du dernier plan national d’actions pour l’égalité des droits et contre la haine anti-LGBT + (2023-2026) se révèle d’une grande sévérité. L’avis, adopté jeudi en assemblée plénière, devait être présenté vendredi 20 mars à la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), qui a la responsabilité de cette politique publique interministérielle.
La CNCDH, qui agit ici dans le cadre de son mandat de Rapporteur national indépendant sur les droits LGBT +, formule une série de critiques qui portent à la fois sur l’élaboration et le contenu de ce dernier plan gouvernemental, et sur son application. A cet égard, l’institution se dit « consternée » qu’à peine 20 % des mesures soient effectivement mises en œuvre. « Les deux tiers n’ont pas été réalisés ou ont fait l’objet d’une mise en œuvre insuffisante », précise-t-elle, et « entre les deux, une infime minorité de mesures est en cours de réalisation, tandis que d’autres sont difficilement évaluables ».
Il vous reste 76.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




