Histoires Web mercredi, février 11
La chanteuse Meredith Monk s’expose, corps et âme, dans l’espace de la Collection Pinault

Comme nous l’avait révélé, en septembre 2025, Ellen Fullman avec son Long String Instrument (instrument à longues cordes), la rotonde de la Bourse de commerce-Collection Pinault, à Paris, est un écrin idéal pour les musiques qui aspirent à l’amplification monumentale d’une activité ténue, voire intime de l’interprète.

Mardi 10 février, c’est une autre Américaine, Meredith Monk, qui en faisait l’expérience lors d’un concert donné dans le cadre de sa tournée européenne. Considérée comme la « papesse du minimalisme » depuis son apparition sur la scène new-yorkaise à la fin des années 1960, la compositrice place la voix au centre de ses œuvres qui lient le chant au théâtre et à la danse. Il faut donc assister à ses performances (au sens anglo-saxon) pour apprécier la plénitude de son art.

La voici qui entre, tout sourire, dans la salle comble de la Collection Pinault. Rouge rubis pour les vêtements, blanc Pierrot pour le visage et nattes à l’Indienne d’Amérique du Nord, Meredith Monk n’a pas changé au fil des décennies. Seule en scène, elle débute par un « appel » (Calling I, extrait de The Politics of Quiet, 1996) bien dans sa manière paisible. Haut placées devant sa bouche, ses mains semblent figurer un porte-voix, mais ce sont les parois de la rotonde qui jouent ce rôle avec une majesté stupéfiante.

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