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Emmanuel Macron n’a eu aucun état d’âme. Ce dimanche 16 juin, le chef de l’Etat affine, avec les chefs de partis de son camp et une poignée de ministres, la stratégie à suivre pour la campagne des législatives. La ligne est claire mais le chemin est étroit. Il s’agit, dit-il, d’incarner le vote « utile » et de soutenir partout les candidats les mieux placés pour lutter contre les « extrêmes ». Ceux que le chef de l’Etat désigne par « LFI et associés », visant l’alliance du Nouveau Front populaire regroupant le Parti socialiste, les Ecologistes et les « insoumis », et « RN et associés », pointant le Rassemblement national et une partie des Républicains (LR). « Dans ce cas, on ne soutient pas François Hollande ? », interroge l’un des participants à la réunion. « Non, il est allié aux LFI », répond sans ciller Emmanuel Macron qui fut secrétaire général adjoint de l’Elysée puis ministre de l’économie sous François Hollande.

L’ancien premier secrétaire du Parti socialiste avait annoncé, la veille, se présenter dans la première circonscription de Corrèze sous la bannière du Nouveau Front populaire. Un coup de théâtre survenu quarante-huit heures après que François Hollande a salué l’alliance nouée entre les différents partis de gauche, même s’il n’en connaissait « pas le détail », avouait-il au JT de 20 heures de TF1.

Maintes fois, François Hollande a condamné les outrances de La France insoumise et de son leader, Jean-Luc Mélenchon, « le problème de la gauche », disait-il sur France 2 le 22 octobre 2023. Mais à l’heure où l’extrême droite « n’a jamais été aussi proche du pouvoir », l’ex-président a mis en sourdine ses divergences. L’aval du représentant de la gauche modérée a donné au Nouveau Front populaire des gages de respectabilité, prenant l’Elysée par surprise. La riposte ne tardera pas.

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« Affligeant… Que c’est petit ! »

Le camp présidentiel fait savoir, dimanche soir, qu’il ne présente pas de candidat en Corrèze, pour mieux faire barrage aux extrêmes. Mais ce n’est pas pour aider François Hollande. « Ah non ! », lance le premier ministre, Gabriel Attal, lundi 17 juin au matin sur RTL. Le soutien vise le candidat Les Républicains, Francis Dubois.

Peu importe que le député sortant ait voté en mars 2023 la motion de censure pour faire tomber le gouvernement après l’examen de la réforme des retraites à l’Assemblée. « C’est oublié », balaie Hervé Marseille, président de l’UDI, allié du chef de l’Etat. « S’il y a une personne qui peut battre Hollande, c’est lui », Francis Dubois, remarque le sénateur. Une attitude qui n’est « pas à la hauteur des enjeux » , soupire-t-on dans l’entourage de l’ancien président socialiste. « Affligeant… Que c’est petit ! », réagit Gaspard Gantzer, l’ancien communicant de François Hollande.

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