
Disney est-elle une entreprise de cinéma, ou de tourisme et de loisirs ? De tourisme, financièrement du moins, a répondu la firme, en choisissant, pour succéder à Bob Iger, Josh D’Amaro, le patron de la division « expérience », qui regroupe notamment les parcs à thème et les croisières, au détriment de Dana Walden, coprésidente de Disney Entertainment, qui regroupe les studios et le streaming.
Agé de 55 ans, Josh D’Amaro sera, à compter de mercredi 18 mars, le huitième patron de Disney en cent ans. Entré dans l’entreprise en 1998, après avoir travaillé pour les rasoirs Gillette, ce natif du Massachusetts succède donc à Bob Iger, qui a raté sa sortie en 2020, après quinze ans de règne. M. Iger a été forcé de reprendre du service et de remplacer en catastrophe son successeur éphémère, Bob Chapek, débarqué en novembre 2022, en raison de mauvais résultats, de la défiance de ses équipes et de son affrontement idéologique avec le gouverneur républicain de Floride Ron DeSantis au sujet de la loi sur l’interdiction de l’éducation sur l’homosexualité à l’école.
Josh D’Amaro représente l’ancre de solidité d’un groupe qui doit faire face à Netflix dans la guerre du streaming et qui s’est aliéné une partie du public républicain par la promotion de personnages dits « woke » dans ses films et son engagement politique. En 2025, selon un sondage Axios Harris, Disney n’était que 76e sur 100 entreprises américaines classées par ordre de réputation, en recul de 9 places. Elle s’était effondrée de la 37e à la 65e place entre 2021 et 2022, en pleine polémique « don’t say gay », du jamais-vu.
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