
En novembre 2012, quatre mois avant son départ du ministère de la défense israélien, qui allait marquer la fin de sa riche carrière gouvernementale, Ehoud Barak avait confié à la presse, sur un ton las, qu’il aspirait désormais à « étudier, écrire, vivre et [s]’amuser ». Mais la retraite de celui qui avait été précédemment chef d’état-major (1991-1995), ministre des affaires étrangères (1995-1996) et premier ministre (1999-2001) n’a pas exactement suivi ce programme. Sitôt en congé de la vie politique officielle, Ehoud Barak s’est lancé dans une activité frénétique de consultant et d’homme d’affaires, multipliant les « deals » au croisement du business et de la diplomatie secrète.
Dans cette entreprise, il a bénéficié de l’appui constant du pédocriminel américain Jeffrey Epstein, pourtant déjà condamné, en 2008, pour incitation de mineurs à la prostitution. Le financier new-yorkais a mis à sa disposition non seulement son épais carnet d’adresses, mais aussi l’un de ses nombreux appartements à Manhattan, ainsi que son jet privé. C’est ce qui apparaît dans les millions de pages du « dossier Esptein », publiées en janvier par le département de la justice américain (DoJ).
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