L’ancien premier ministre israélien Ehoud Barak, à Beit Sokolov (Israël), le 26 juin 2019.

En novembre 2012, quatre mois avant son départ du ministère de la défense israélien, qui allait marquer la fin de sa riche carrière gouvernementale, Ehoud Barak avait confié à la presse, sur un ton las, qu’il aspirait désormais à « étudier, écrire, vivre et [s]’amuser ». Mais la retraite de celui qui avait été précédemment chef d’état-major (1991-1995), ministre des affaires étrangères (1995-1996) et premier ministre (1999-2001) n’a pas exactement suivi ce programme. Sitôt en congé de la vie politique officielle, Ehoud Barak s’est lancé dans une activité frénétique de consultant et d’homme d’affaires, multipliant les « deals » au croisement du business et de la diplomatie secrète.

Dans cette entreprise, il a bénéficié de l’appui constant du pédocriminel américain Jeffrey Epstein, pourtant déjà condamné, en 2008, pour incitation de mineurs à la prostitution. Le financier new-yorkais a mis à sa disposition non seulement son épais carnet d’adresses, mais aussi l’un de ses nombreux appartements à Manhattan, ainsi que son jet privé. C’est ce qui apparaît dans les millions de pages du « dossier Esptein », publiées en janvier par le département de la justice américain (DoJ).

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