Meilleures Actions
Histoires Web lundi, mars 4
Bulletin

Les bombardements se poursuivent dimanche 21 janvier dans la bande de Gaza, tandis qu’Israël a mené des opérations en Cisjordanie, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou ayant réaffirmé son opposition à une « souveraineté palestinienne ».

Israël doit « s’assurer que Gaza ne constituera plus une menace », et cette exigence « contredit la demande de souveraineté palestinienne », a expliqué M. Nétanyahou lors d’un entretien téléphonique vendredi avec le président américain, Joe Biden. Jeudi, il avait déjà affirmé qu’Israël devait contrôler la sécurité de « l’ensemble du territoire situé à l’ouest du Jourdain », englobant la Cisjordanie occupée et Gaza.

Le conflit, qui entre dans son 107jour, déclenché par une attaque sans précédent du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre, met à l’épreuve les relations de L’Etat hébreu avec son principal allié et soutien, les Etats-Unis, en particulier en ce qui concerne la question, centrale pour l’après-guerre, d’une solution à deux Etats.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Israël-Palestine : du mandat britannique aux accords d’Oslo, l’échec de la solution à deux Etats en cartes

Joe Biden « croit toujours à la perspective et à la possibilité » d’un Etat palestinien, mais « reconnaît qu’il faudra beaucoup de travail pour en arriver là », a expliqué la Maison Blanche à la suite de l’échange téléphonique.

Le ministre de la défense britannique, Grant Shapps, a jugé dimanche « décevant d’entendre cela de la part du premier ministre israélien », ajoutant que, pour le Royaume-Uni, « il n’y a pas d’autre option » qu’une solution à deux Etats pour résoudre le conflit dans la région.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a affirmé que « le droit du peuple palestinien » à un Etat devait être « reconnu par tous » et que tout « déni » était « inacceptable ».

Plus de 25 000 Palestiniens tués, selon le Hamas

L’attaque sanglante du Hamas le 7 octobre a entraîné la mort de 1 140 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’Agence France-Presse (AFP) établi à partir de chiffres officiels israéliens. Quelque 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza, dont une centaine ont été libérées à la fin de novembre.

Israël, qui a juré « d’anéantir » le Hamas, pilonne en représailles le petit territoire, où plus de 25 000 personnes, en grande majorité des femmes, des enfants et des adolescents, ont été tuées par les bombardements et les opérations militaires, selon un bilan du ministère de la santé du Hamas publié dimanche. Au moins 1,7 million de personnes ont été déplacées à cause de la guerre, selon des chiffres révisés de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Guerre Hamas-Israël : le spectre de la famine à Gaza

M. Nétanyahou rejette les appels de l’ONU et de la communauté internationale pour un cessez-le-feu humanitaire alors que Washington a appelé Israël à limiter le nombre des victimes civiles à Gaza.

Le Monde Application

La Matinale du Monde

Chaque matin, retrouvez notre sélection de 20 articles à ne pas manquer

Télécharger l’application

Dimanche, le Hamas a rapporté des dizaines de frappes aériennes et tirs d’artillerie dans la bande de Gaza, affirmant que les forces israéliennes avaient visé les environs des hôpitaux Nasser et Al-Amal dans la ville de Khan Younès, désormais épicentre des opérations militaires. Des dizaines de corps « sont toujours sous les décombres », a déclaré le mouvement islamiste palestinien.

L’armée israélienne a largué samedi sur Rafah des tracts montrant des photos des otages et appelant les habitants de la ville, où s’entassent des dizaines de milliers de déplacés, à partager toute information à leur sujet. Selon Israël, 132 otages se trouvent toujours dans le territoire. Au moins 27 auraient été tués, selon un décompte de l’AFP établi d’après des chiffres israéliens.

A Tel-Aviv, des milliers d’Israéliens se sont rassemblés samedi pour exiger le retour des otages, détenus depuis le 7 octobre dans la bande de Gaza, et réclamer le départ du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, accusé notamment de poursuivre la guerre pour se maintenir au pouvoir.

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés En Israël, les divisions du cabinet de guerre s’expriment publiquement

Par ailleurs, l’armée israélienne conduit plusieurs opérations en Cisjordanie, à Hébron, Qalqilya et Jénine, selon l’agence de presse palestinienne WAFA. Des patrouilles et des arrestations ont eu lieu, assure la même source, qui a fait état de deux maisons de combattants palestiniens démolies à Hébron.

Le Monde avec AFP

Share.
© 2024 Mahalsa France. Tous droits réservés.