
Nuit après nuit, les habitants de Téhéran qui ont choisi de rester dans la capitale décrivent des bombardements d’une grande intensité. Dans la nuit du 9 au 10 mars, sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, une lueur bleutée apparaît brièvement dans le ciel. Certains internautes estiment qu’elle pourrait être liée à des attaques contre des installations électriques. L’électricité est ensuite coupée dans certains quartiers de Téhéran et de la ville de Karadj, avant d’être rétablie. Depuis le 28 février, date du premier jour de la guerre, les frappes américano-israéliennes se sont intensifiées, touchant non seulement des cibles militaires, mais aussi des infrastructures civiles. Cette stratégie est désormais assumée par Israël. Lundi 10 mars, le compte persan des forces armées israéliennes annonçait une « vaste vague d’attaques contre les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran ». Ecoles, hôpitaux et dépôts de carburant sont désormais au cœur d’un conflit qui dépasse de loin le seul objectif de démantèlement du programme nucléaire iranien.
Ce même jour, après onze jours de guerre, l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA) recensait au moins 1 262 civils tués par les bombardements américano-israéliennes, dont 200 enfants. Les services d’urgence de la capitale ont comptabilisé 460 morts et 4 309 blessés à Téhéran. Un bilan provisoire, en hausse quotidiennement. Jamais le pays n’avait été confronté à une campagne de bombardements aussi meurtrière sur une période aussi courte. La « guerre de douze jours », déclenchée le 13 juin 2025 par une attaque israélienne contre l’Iran et conclue le 24 juin par un cessez-le-feu, avait causé la mort de 1 060 personnes à travers le pays, selon les autorités.
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