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Plus de 350 000 personnes ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence au Congo-Brazzaville, où les trois quarts des départements du pays sont « sous les eaux » à la suite de pluies diluviennes, a alerté le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), vendredi 19 janvier. « Les inondations ont laissé les communautés locales sans abri ni accès aux services de santé primaires. Des villages, des écoles et des établissements de santé ont été inondés, et de nombreux points d’eau et installations sanitaires ne sont plus fonctionnels », a indiqué l’OCHA lors d’un briefing à Genève.

Selon l’agence de l’ONU, « plus de 350 000 personnes ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, mais l’accès est difficile en raison des inondations et de nombreux villages ne sont accessibles que par bateau ou en canoë ». Un montant de « 3,6 millions de dollars [3,3 millions d’euros] du Fonds central d’intervention d’urgence a été alloué pour répondre aux besoins les plus urgents de 270 000 personnes » sinistrées, a indiqué l’OCHA, tout en estimant que « davantage de financements internationaux seront nécessaires » pour une solution durable.

Les importantes pluies survenues depuis octobre ont submergé les berges autour de l’Oubangui, un affluent du fleuve Congo. Ces pluies ont aussi provoqué des glissements de terrain qui ont emporté des maisons d’habitation, notamment au nord de Brazzaville. L’état d’urgence a été officiellement déclaré par le gouvernement congolais le 29 décembre. Les autorités ont alors annoncé qu’elles allaient débloquer 2,4 milliards de francs CFA (3,6 millions d’euros) pour aider les sinistrés.

Lire aussi : Le fleuve Congo en crue historique, causant des centaines de morts

Environ trois semaines plus tard, neuf des douze départements du pays restent toujours « sous les eaux » et « au total 1,8 million de personnes sont touchées », note l’OCHA. Les agences des Nations unies ont élaboré avec le gouvernement congolais un plan de réponse doté d’un « budget total d’environ 26 millions de dollars » et décidé que les secteurs prioritaires comprennent entre autres le logement et l’assainissement. Ces inondations pourraient également avoir des conséquences à plus long terme, selon l’agence onusienne, qui estime que « 2 300 hectares de terres cultivées ont été inondées », faisant craindre une baisse de la production agricole dans les prochains mois.

Ces inondations touchent aussi la République démocratique du Congo (RDC), pays situé de l’autre côté du fleuve Congo. A Kinshasa, des sites touristiques et des zones résidentielles sont sous encore sous les eaux en raison d’une crue exceptionnelle. Les dernières graves inondations dans la zone remontent à 1961.

Le Monde avec AFP

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